La Java des mémoires, c'est une machine à remonter le "bon temps". La chanson populaire, devenue conductrice d'émotions et de sentiments. Au-delà des souvenirs et de la nostalgie, ce sont des pages de vies feuilletées avec beaucoup de légèreté et de grâce.
On est surpris de se retrouver à travers les émotions de six acteurs et un accordéoniste, à l'intérieur du front populaire, dans le métro sous les bombes ou en costume zazou, pour finir swinguant de bonheur à la Libération, l'amour au bord des lèvres, à consommer une vie qui après ces années sombres semblait vouloir redevenir heureuse.
Puis on flirte avec Charles trenet sur les bords de seine, et la folie du rythme vient tout emporter, après les bruits de bottes, c'est l'Amérique et ses soldats devenus rockeurs qui font danser la France.
Ces grands moments de notre histoire ressuscités, pendant presque deux heures, grâce à ces mélodies, qui sous la baguette de Roger Louret nous viennent en fulgurance, pour se rappeler à notre esprit et nous donner envie de chanter une époque où la volonté de vivre et d'être heureux semblait plus forte que tout.